lundi 24 janvier 2011

séries épiceries : l'Economat rouge

Sur la placeA l"ombre de la tour, il y avait dans la maison Delmond l'économat rouge et juste en face l'économat bleu, sans doute une scission de cette enseigne dont je n'ai pas retrouvé l'historique.
Je pense que le principe des économats était l'achat collectif d'une catégorie de salariés. Si quelqu'un connaît bien le principe merci de m'envoyer des infos pour compléter l'article.
Ensuite pendant quelques années la famille Balat a tenu là une droguerie-quincaillerie puis le magasin s'est transformé en boulangerie, ce qu'il est actuellement.



mercredi 19 janvier 2011

la fête des rameaux en vidéo


POUR VOIR LA VIDÉO, CLIQUEZ ICI

Beaucoup de fêtes qui existaient à Allassac ont maintenant totalement disparu.
Ces fêtes étaient prétexte à rassemblement de la population, c'était aussi prétexte pour les gens de la campagne de venir à la ville.
La bénédiction des rameaux faisait partie de ces rituels.

Comme chacun sait dans toutes les villes de France, la fête des rameaux avait (a) lieu le week end avant Pâques, chacun venant faire bénir son brin de buis.
Cela se passait autour d' une immense croix (que l'on aperçoit dans le film) qui se tenait devant la maison-garage Faurie.
Cette maison a été détruite et la croix sauf erreur est dans le jardin devant le presbytère.


Sur cet emplacement a été construite la nouvelle mairie, le pouvoir temporel a remplacé le pouvoir spirituel.


Dans la vidéo, vous pouvez voir que chacun (chacune) était sur son 31, une fois que Monsieur le curé avait béni le buis après la messe, entouré de ses enfants de chœur (certains vont sans doute se reconnaître), il regagnait la sacristie.
(merci à ceux qui ont déjà participé à la précédente vidéo sur les inondations 1963, la prochaine vidéo est sur les foires au gras car oui il y avait des foires au gras dans LA PLUS BELLE VILLE DU MONDE avec un monde fou, bientôt sur allassacplusbellevilledumonde"où l'on me dit que vous êtes de plus en plus nombreux à le lire" !!)

lundi 17 janvier 2011

série épiceries : chez Darcissac

Un petit tour sur la place pour continuer notre série Épiceries.

Cette épicerie se trouvait sur la place de l'église, le batiment de droite dans la partie médiane.

En 1936 cette épicerie était répertoriée comme appartenant à Pierre Darcissac, d'ailleurs quand j'ai posé la question à de vieux allassacois ils s'en sont souvenus comme étant chez Darcissac.
Puis elle fut tenue dans les années 50 par Madame Lascaux que nous retrouverons ensuite dans un autre magasin sur la place.


Puis ce magasin longtemps vide a été une cordonnerie à la fin des années 90. Malheureusement ce magasin est actuellement vide mais des personnes me demandent s'il y a des commerces à louer à Allassac alors ces lieux vont peut être reprendre vie...



vendredi 14 janvier 2011

un document exceptionnel : les inondations de 1963 en vidéo


3 minutes 50 où vous allez reconnaitre tous les quartiers d'Allassac lors des inondations d'aout 1963 dont nous avons déjà parlées (ici).
Ces inondations qui ont traumatisé une génération d'allassacois semblent assez difficiles à imaginer vu que nous n'avons pas de rivière dans le bourg....
ainsi grâce à cette vidéo que l'on doit à Bernard Reygner (tournée sans doute par son père) et à Pierre Fragnac (pour la mise en ligne) vous allez pouvoir soit revivre ces évènements soit les découvrir.

Sur Dailymotion, nous avons mis la vidéo que vous pourrez voir en cliquant ici

ps : on remarquera qu'Allassac est qualifiée de "petite ville" dans l'article de presse ; ceux pour qui je le signale, se reconnaitront !!!

mercredi 12 janvier 2011

pommes, pommes, pommes et ... tribunal


Demain jour J

"Le 13 janvier prochain, le tribunal correctionnel de Brive devra trancher, en séance publique, dans le litige entre une association et trois pomiculteurs."

C'est donc demain que le tribunal va donner une réponse très attendue sur l'utilisation "hors la loi" des pesticides.
L'affaire fait le Buzz : vendredi plusieurs personnes sur le marché m'en ont parlé suite au reportage de france 3 Limousin, comme si les gens se sentaient libérés d'avoir entendu un "relais" médiatique.

Dans 20 minutes, tout un article hier expliquait l'affaire.
On peut noter à ce sujet comme je l'avais déjà signalé, l'extrême prudence de la Montagne qui dimanche a juste mis l'info dans ses brèves d'actualité!!!alors que sur Internet, tous les journaux axés sur le développement durable ont développé la procédure.
Comme je l'ai aussi souligné à plusieurs reprises dont ici, les plantations représentent un tel enjeu économique que "c'est courage, fuyons " au niveau des pouvoirs publics.
Le préfet a dit qu'il fallait "un code de bonne conduite entre pomiculteurs et riverains" mais nous n'en sommes plus là, il y a des lois qui doivent être appliquées et il n'y a pas à avoir de "littérature" autour.
Le combat est rude mais l'on voit bien que pourtant des films choc comme "nos enfants nous accuseront" ont décidé pas mal de personnes à s'engager chacun à son petit niveau.

Allassac à travers l'association ALLASSAC.ONGF joue sa partition et contribue à faire bouger les choses. BRAVO à eux et à leur combat pas toujours facile, pas toujours compris, pas toujours relayé (jamais rien dans le journal municipal) mais quand nous voyons les scandales sanitaires et "médicamenteux" auxquels nous avons droit en ce moment, on ne peut plus dire "ON NE SAVAIT PAS"

Si vous le pouvez, n'hésitez pas à aller à l'audience du tribunal de Brive, notre métropole chérie demain, à 14 heures.

petit ajout : un article dans la montagne d'aujourd'hui avec comme commentaire d'un pomiculteur : " une banale affaire de voisinage"
voilà donc leur axe de défense, réduire l'intoxication des populations à une "incompréhension entre riverains" !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!on rêve!!!

mercredi 5 janvier 2011

Série épiceries : chez CAÏFFA

Sur la route de Garavet, une fois le passage à niveau franchi, il y a eu deux épiceries.


La première était chez CAÏFFA.

Le sigle Caïffa disparu maintenant était alors très connu et avait essaimé dans la France entière :

"La société Au Planteur de Caïffa est fondée en 1890 par Mr et Mme Michel Cahen. Initialement uniquement torréfacteur, vendant toute une gamme de café dans son magasin, Michel Cahen tout en restant spécialiste du café, transforme son magasin en épicerie. Il ouvre alors un deuxième puis un troisième magasin et de nombreux autres en province.

Dans la France encore très majoritairement rurale de la fin du XIXe siècle et du début du 20ème, il est important d'aller chez l'habitant. De nombreuses succursales sont créées (on en comptera plus de 400 juste avant la Seconde Guerre mondiale) dans toutes les villes et les gros bourgs. Ces magasins servent à irriguer les campagnes. De nombreux colporteurs iront de ferme en ferme proposer les produits de la société. À pied avec des poussettes à bras, à vélo en triporteur, avec des voiturettes tirées par des chiens ou un cheval, ces milliers de colporteurs font très vite partie du paysage rural français. Le "Caïffa" comme on l'appelle, avec son uniforme vert-bouteille et sa casquette portant le nom de la maison devient aussi populaire que le facteur. Le caisson qu'il trimbale d'environ 1/2 mètre cube aux roues cerclées de fer qui tintent sur les pavés disjoints est peint aux armes du «Planteur de Caïffa». Il propose aux ménagères café, épices, levures, farines et différentes spécialités vendues directement sous la marque "Caïffa". Le métier de colporteur, rémunéré en fonction des ventes, est peu rentable et épuisant. Souvent exténué, parcourant les chemins quel que soit le temps, il trouve souvent refuge le soir chez un fermier généreux et apitoyé qui l'héberge dans sa grange." extrait de Wikipédia

A Allassac, l'épicerie Caïffa était tenue par la famille Boyer et comme tous les quartiers avaient leurs épiceries s'y approvisionnait la clientèle de ce faubourg.




mercredi 22 décembre 2010

DEUXIEME JOUR DE L'HIVER ET JOUR DE PRINTEMPS


17 degrés indique le panneau publicitaire de la pharmacie de LA PLUS BELLE VILLE DU MONDE.
"un peu trop chaud et trop précoce" me dit Monsieur Saraudie en sortant de l'église et "dire qu'il y a 28 départements en vigilance orange" renchérit Marie Odile.
Eh oui comme je l'ai répondu à une dame qui me demandait des photos sous la neige d'ALLASSAC, ici c'est la Riviera en attendant Noel...





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lundi 20 décembre 2010

Série épiceries : chez MALAVAL

Cette boulangerie qui a cessé son activité il y a quelques années faisait aussi office d'épicerie.
Elle se situait à l'entrée de la rue de la Grande Fontaine dans le Champ de foire.

Cette boulangerie épicerie appartenait à la famille Malaval.
Madame Pélinard y avait travaillé durant la guerre de 14-18 avant de tenir le café comme nous l'avons vu route des trois villages (cette petite information était pour Sylvie...)



samedi 11 décembre 2010

série épiceries : Chez Madame Pelletier


Nous continuons notre périple dans les vieilles épiceries :
la deuxième épicerie, route de Donzenac se situait en face du bâtiment qui est devenu le Groupe Médical et qui à l'époque était une partie du terrain entourant la maison du Docteur Deshors.

Madame Pelletier avait donc son épicerie à droite au rez de chaussée, on le voit bien sur la photo ci-dessous.
Monsieur Pelletier avait un atelier de réparations de vélos que l'on rejoignait en prenant la petite porte sur la droite.
Étonnant, il y avait des réparateurs de vélos ce qui sous entend que les allassacois pratiquaient ce qui est devenu maintenant un sport!!!et pourtant dans notre contrée pas vraiment plate, on ne voit pas grand monde venir chercher son pain ou son journal en vélo comme c'est par exemple le cas au Guilvinec (port breton en pays bigouden!) ou ailleurs en Bretagne, contrée avec laquelle je trouve que nous avons beaucoup de points communs (ex pays pauvre et terre d'exil, tourtous et galettes, beauté des paysages, hélas nous on a oublié la meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!)

mercredi 1 décembre 2010

série épiceries : CHEZ PHILO


Nous commençons la liste des épiceries présentes à ALLASSAC, l'on va dire au 20 ème siècle!!!
Je voulais commencer par celles présentes sur la route de Donzenac et de façon incroyable un Monsieur m'a contactée au sujet de l'épicerie de sa grand mère.

Cette épicerie se situait en face de l'ancienne mairie (donc sur la route de Donzenac) et on l'appelait communément "CHEZ PHILO" du nom de la dame qui la tenait : Philomène Reygner.
Monsieur et Madame Reygner, originaires d'ALLASSAC y étaient revenu après avoir été mandataires aux Halles à Paris.
Photo du haut : François REYGNER et Louise Soulier ( parents de Henri ), mercier puis carrier et pour finir négociant
Photo du milieu :
Philoméne et Henri (dit jean) aux halles de paris, le couple sur la gauche
Photo du bas :
Ecole de filles Allassac, Philoméne est la deuxième à gauche rang du haut avec un nœud dans les cheveux.

Leur petit fils venait avec ses frères et sœurs en vacances à ALLASSAC et il en garde de merveilleux souvenirs. Il les a consignés dans une nouvelle d'une dizaine de pages "Mémoires d'enfance" qu'il a bien voulu me confier.

Cette lecture m'a beaucoup émue car j'y ai retrouvé des souvenirs (ma famille étant elle aussi commerçante) et aussi des personnages d'Allassac dont nous reparlerons.
Pour illustrer la vie à travers ces épiceries, j'ai donc retranscrit quelques extraits de "Mémoires d'enfance" relatifs à la vie chez Philo.


Que Monsieur Reygner soit ici vivement remercié "les anciens ne sont pas oubliés".

Par contre, juste une précision, ne jamais parler d'ALLASSAC comme d'un village !!!!comme je l'ai déjà expliqué, ALLASSAC a des villages et est au minima un bourg!! Ma mère qui se drape dans sa dignité de gardienne du temple en a fait le combat de sa vie et comme je la soupçonne de lire à l 'occasion ce blog, je ne voudrais pas être coupée d'une des plus importantes sources d'information sur LA PLUS BELLE VILLE DU MONDE


"Ce qui me fascinait par-dessus tout, c'était l'odeur qui flottait dans cette minuscule officine. On trouvait une multitude d'articles sur les rayons. Savon de Marseille, « le chat » en gros cube, sac de riz, de haricots, de pommes de terre...Le tout vendu au détail et emballé avec soin dans des sacs en papier imprimés de fruits ou, servi à même le cabas,une fois pesé sur la vieille balance Testut.

La vitrine de droite était réservée aux confiseries en tous genres. Grosses fraises rouges en sucre qui laissaient la langue colorée, carambar, roudoudou, nounours en guimauve, mistral gagnant...dont nous étions mes frères et soeurs les plus gros consommateurs.

La vente était le domaine réservé de grand-mère Philomène..elle ne restait pas dans le magasin entre deux clients à servir. Entre temps, elle s'affairait dans l'arrière boutique qui avait été aménagée en cuisine. Cela lui permettait de préparer le repas de midi, tout en accueillant « ses » clientes. Le fait est, que la quasi totalité des personnes franchissant le seuil de la boutique était des femmes, et souvent les mêmes.

Chaque quartier du village avait son épicerie. On en dénombrait six à cette époque ... l'épicerie de mes grands parents avait pour enseigne « ALIMENTATION PRIMEURS » inscrit au fronton en lettres jaunes sur fond orange. Cette appellation indiquait clairement les articles en vente. Il ne serait pas venu à l'idée de vendre des produits réservés à d'autres commerçants. Le boulanger vendait sa farine, ses tourtes et ses pains de cinq livres. Le charcutier, ses pâtés, ses jambons et les dérivés du porc. Le boucher, la viande (dont il connaissait la provenance)...

Chaque fois qu'elle entendait le cliquetis des lames en plastique multicolores, qui barraient l'entrée de la porte de l'épicerie, ma grand mère abandonnait le fourneau. Au cas où trop occupée, elle n'aurait pas entendu la nouvelle venue, celle ci se manifestait par un « t'es là Philo ». Alors s'engageait une longue conversation interrompue seulement par l'arrivée d'une autre cliente qui prenait le relais et ainsi de suite toute la matinée jusqu'au repas …

Le magasin restait ouvert en semaine pendant l'heure du déjeuner. Ce n'était pas rare de voir grand mère se lever trois ou quatre fois pour servir, avec une parole aimable, la cliente qui s'arrêtait de retour des champs pour acheter une babiole manquante. Ce n'était pas par appât du gain mais pourquoi fermer alors que l'on était là de toutes façons. La notion de rendre service avait un sens réel...En été, les adultes prenaient une chaise et mettaient devant la boutique pour « bavasser » avec les voisins ou simples passants...."

Mémoires d'enfance de Bernard Reygner.

Si vous souhaitez que je vous adresse l'intégralité de la nouvelle, vous pouvez me le demander à : allassacplusbellevilledumonde@gmail.com