

D'autres se souviennent de l'époque où madame Lasternas ainsi que ses filles Madeleine dit Malou et Claire sortaient les chaises pour s'asseoir devant la porte de l'épicerie.
A la place se dresse maintenant une pierre d'ardoise d'Allassac


"Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l'argent ne se mange pas" Cette phrase désormais célèbre pourrait s’appliquer à mon ex petit vallon favori qui vient d'être détruit avec force matériel, ce qui laisse mal augurer de ce qui va advenir de l'air, de l'eau et de l'environnement de ce lieu
Cette variété Golden est largement cultivée dans le monde. Pourtant, cette pomme très sensible à la tavelure n’est pas adaptée au climat du Limousin trop humide. L’obtention d’une AOC a entraîné le développement de vergers industriels centrés sur cette seule variété. Or, cultiver une seule variété de pomme est une erreur sur le plan parasitaire et si, en plus cette pomme n’est pas adaptée au climat, c’est une erreur encore plus monumentale. Et l’erreur provient des coopératives agricoles et de l’industrie agroalimentaire et non pas du consommateur. Quoiqu’en disent les industriels, le consommateur ne boude pas les variétés anciennes de pomme.
Le nombre de traitements aux pesticides reste confidentiel dans le milieu arboricole. Cependant, on peut l’estimer sans trop se tromper à près de 40 par an*. Contre la tavelure, les vergers industriels utilisent des produits redoutables : des inhibiteurs de la biosynthèse des stérols, qui se retrouvent obligatoirement dans le fruit. Ce sont en effet des produits systémiques qui remontent dans l’arbre en même temps que la sève. On les retrouve donc directement dans le fruit et non pas seulement dans la peau. Rien ne sert plus de laver ou de peler une pomme pour se débarrasser des pesticides.
D’une part, il faudrait cultiver des pommes adaptées au climat local. Il existe en effet des variétés de pommes limousines très savoureuses : la court pendue, la pomme de Lestre, la pomme pierre, la Vernajou et la Paradis. Insensibles à la tavelure, ces pommes se conservent de plus très bien sans traitement. D’autre part, les vergers devraient faire coexister plusieurs variétés de pommes à la fois. Le rendement serait certes moindre mais le recours aux pesticides ne serait plus nécessaire car le fleurissement des différents arbres s’étalerait dans le temps. À l’inverse, dans les vergers spécialisés, la préférence donnée à une variété augmente la résistance des parasites aux pesticides, obligeant les agriculteurs à chercher constamment de nouveaux moyens de lutte.
"A titre d'exemple, en l'absence de traitement, 95 à 100% des fruits de la variété Golden delicious seront tavelés contre 33% pour la Reinette Clochard et seulement 3% pour la Colapuy."(Wikipédia)
Cela me laisse sans voix, autrement dit, on a planté à outrance une variété qui ne convient pas du tout à notre climat et tout le monde a laissé faire et voilà où nous en sommes : le Professeur de cancérologie David Khayat préconise de laver les fruits au savon de Marseille!!!!!!!!!!!
Pendant ce temps là, à l'Assemblée Nationale, un député UMP de l'Isère président du groupe d'études "fruits et légumes" a organisé une réunion "l'imbroglio de l'arrêté du 12 septembre 2006 ou la faillite programmée de la production de pommes en France" (rien que ça...) Il a trouvé ce titre un peu violent mais les intervenants y tenaient à savoir le président de l'association pommes poires et le président de la fédération Fruits qui visiblement pensent que les Politiques sont aux ordres. (l'arrêté est celui qui interdit de traiter lors d'un vent supérieur à 19 km/h)
Bien brieffé par son agence de com, le premier a bien fait attention de toujours dire "production biologique ou conventionnelle" lorsqu'il a doctement expliqué que "si l'on ne peut plus traiter il n'y aura plus de pommes!".
Je vous livre une partie du texte réalisée par l'agence de communication Droit Devant, les riverains des plantations et autres apprécieront...
"Les verges sont intégrés au paysage (ils le défigurent oui). Les entreprises arboricoles sont des employeurs respectés dans nos régions (peut être pas par tout le monde). Mais l'arrêté du 12 septembre 2006 perturbe des relations de voisinage, jusqu'alors sereines entre arboriculteurs et riverains (ah bon sereines avant 2006?). Ces derniers, parfois nouvellement implantés, se sentent fondés, sur la base des dispositions de l'arrêté, à attaquer leurs voisins producteurs (on pourrait se poser la question pourquoi personne ne l'a fait avant ?). Une récente décision de justice à Brive La Gaillarde a relaxé des arboriculteurs accusés à tort (?) d'avoir traité leur verger par un vent supérieur à 19 km/h. Le bénéfice du doute a montré l'incapacité pour le juge de statuer sur la vitesse du vent."
Donc un lobbying intense est lancé pour essayer de faire abroger ce décret qui est visiblement le seul moyen qu'ont les populations pour se défendre. Je tiens à souligner que j'ai validé auprès de plusieurs scientifiques que les pulvérisations de pesticides ne s'arrêtaient pas aux seuls riverains et que tout le monde dans un très large périmètre en profitait, suivez mon regard....
(les photos ont été prises à la Meyranie)