cette crème et cette pâte et ces boules remplies de crème : le bonheur
Chacun sa Madeleine de Proust, la mienne est
le Saint Honoré que l'on trouvait à la pâtisserie
Delord (le Petit Creux maintenant).
je me damnerais pour en manger un à nouveau, avec sa pâte bien fraîche, sa crème pâtissière avec blancs montés en neige à se pâmer.
Quelle famille ne versait pas pour la fête d'Allassac en général et pour les fêtes familiales en particulier, dans la valse des gâteaux de nos pâtissiers ; Paris Brest, Mille feuilles, Saint Honoré...
Lorsque j'étais interne au Lycée d'Arsonval à Brive, notre métropole chérie, il y avait un rite auquel je n'aurais dérogé pour rien au monde.
Pour mon anniversaire, mon père avait mission de m'apporter le plus grand Saint Honoré possible et nous allions avec mes copines, le déguster dans un bar de Brive, à l'époque c'était souvent Le Caly tenu par les frères Marot, je crois.
Pas une fête sans Saint Honoré ...Il y a quelques années, l'espoir est revenu : l'une de mes amies du club de celles de l'anniversaire habitant Sarlat me dit qu'il y avait dans la Traverse un pâtissier vendant des Saint Honoré. Expédition immédiate et le bonheur de déguster "un souvenir"... autour de la table religieusement.
Vous n'allez pas le croire peu de temps après le pâtissier de Sarlat s'est suicidé ... exit le Saint Honoré et depuis ma quête continue ...
avec de la chantilly, sûrement pas,
une pâte congelée et raide, encore moins, le Saint Honoré doit être d'une fraicheur absolue.
Si quelqu'un connaît une adresse, rien ne m'arrête, je suis même allée à Rouen car l'on m'a dit que c'était la capitale du Saint Honoré.
Me régalant à l'avance en entrant dans "la" bonne pâtisserie", quand la pâtissière m'a dit "mais ce n'est pas la bonne saison on n'en fait plus en ce moment sinon sur commande..."
au secours, Monsieur Delord...